Revue de presse du 02/06/15 – Perturbateurs endocriniens

Actualités Créativ

Titres du 14/03/15 au 02/06/15

  • Des têtards fluos : l’invention géniale pour repérer les perturbateurs endocriniens
  • Le benzène, bien plus qu’un agent cancérigène
  • Perturbateurs endocriniens: le coût de l’inaction
  • Le bisphénol A, aussi dans l’air
  • Perturbateurs endocriniens: 4 ans de retard au mieux

Des têtards fluos : l’invention géniale pour repérer les perturbateurs endocriniens

Au Genopole d’Evry (Essonne), un parc dédié au biotechnologies, WatchFrog développe et commercialise une technique inédite de dépistage de ces substances chimiques qui préoccupent de plus en plus la communauté scientifique pour leurs effets à long terme sur l’environnement et la santé humaine. La quinzaine de biologistes – dont une belle brochette de docteurs en sciences – qui y travaillent, utilisent des larves de médaka, un poisson japonais très utilisé en écotoxicologie, et de xénope, une grenouille originaire d’Afrique du Sud, bien connue des chercheurs. La particularité de ces deux animaux : se montrer particulièrement sensibles à certaines perturbations de leur système hormonal, ce qui constitue l’action principale et problématique des perturbateurs endocriniens.

http://www.terraeco.net, le 07/04/15

Le benzène, bien plus qu’un agent cancérigène

Le benzène et ses dérivés, surnommés BTEX, ne sont pas seulement des agents mutagènes à l’origine de cancers. Ils possèderaient aussi un effet perturbateur endocrinien à des doses bien inférieures à celles considérées comme sans danger par les autorités sanitaires, estiment des chercheurs américains dans la revue Environmental Science & Technology.

http://www.journaldelenvironnement.net, le 15/04/15

Perturbateurs endocriniens: le coût de l’inaction

Les perturbateurs endocriniens provoquent de nombreuses pathologies et, en dehors de quelques exceptions, la Commission européenne traîne à réglementer leur utilisation. Dix-huit chercheurs ont donc décidé de calculer le coût économique de ces poisons pour l’Europe et sont arrivés au chiffre effarant de 157 milliards d’euros par an…

https://lejournal.cnrs.fr, le 10/04/15

Le bisphénol A, aussi dans l’air

Le bisphénol A aime aussi voyager par la voie aérienne: selon une étude américaine publiée dans la revue Science of the Total Environment, ses rejets atmosphériques industriels constitueraient une source prépondérante, et très sous-estimée, de contamination environnementale là où ils sont autorisés. Afin de mieux connaître l’impact de ces rejets atmosphériques, les chercheurs ont prélevé de l’eau de rivière dans 6 sites du Missouri, dont 2 situés à proximité d’usines dégageant du BPA dans l’air, et 4 en aval de stations d’épuration, peu efficaces pour filtrer ce genre de substances.
Bilan: le premier des deux sites présentait un niveau de BPA 2 à 3 fois plus élevé, le second jusqu’à 10 fois plus élevé –soit 90 nanogrammes/litre, très au-dessus des niveaux jugés sans danger pour la faune aquatique. Selon Donal Tillitt, «ces résultats suggèrent que les rejets atmosphériques de BPA peuvent contaminer les eaux de surface locales, entraînant une plus grande exposition de la population et de la faune sauvage».

http://www.journaldelenvironnement.net, le 21/05/15

Perturbateurs endocriniens: 4 ans de retard au mieux

Quand les citoyens européens auront-ils enfin droit à des critères de définition des perturbateurs endocriniens? Pas avant fin 2016, voire 2017, dans le meilleur des cas, estime Corporate Europe Observatory (CEO) dans un rapport publié mercredi 20 mai. Quant à la Commission européenne, elle préfère ne plus avancer de date.

http://www.journaldelenvironnement.net, le 21/05/15